•  Arts, ruptures et continuités.

    Arts et vie quotidienne

     L'expression de notre mode de vie à travers arts.

     

    La Renaissance

    Chant:

    Je suis un homme de Zazie

     

    Oeuvre Principale:

    Versailles et les fêtes de cours sous Louis XIV

     L'extrait écouté , la "Marche pour la cérémonie des Turcs", provient de l'opéra de

    Jean- Baptiste Lully (1632-1687)  le "Bourgeois gentilhomme".

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    Extrait repris dans le  film "Le Roi Danse" de Gérard Corbiau (2000)


     

    Lully - Marche pour La Cérémonie des Turcs

    Composition et création

    Le Bourgeois gentilhomme 
    Frontispice du Bourgeois
    gentilhomme
     © BnF

    Le Bourgeois gentilhomme est la dernière comédie-ballet à laquelle Lully ait collaboré avec Molière. Les raisons de sa composition méritent d’être relatées :  

    La cour de Versailles a sorti ses plus grandes richesses en cette année 1669 afin de recevoir pour la première fois l’ambassadeur du Grand Turc. Celui-ci prête peu d’attention à toutes ces dorures ; on découvre de surcroît qu’il n’est pas le moins du monde le haut personnage auquel on s’attendait, mais un émissaire de rang bien plus modeste. Tous ces ors sont par conséquent complètement déplacés.

    Afin que la cour ne perde pas la face, il est décidé que serait composée une pièce de théâtre « où l’on put faire entrer quelque chose des habillements et des manières des Turcs ». En naît Le Bourgeois gentilhomme, comportant « un ballet turc ridicule », selon le vœu de Louis XIV, qui permet au pouvoir royal de trouver une réplique élégante au manque de savoir-vivre de son invité.  

    La pièce est créée à Chambord en 1670, avec Molière (M. Jourdain) et Lully (le Grand Muphti) dans les rôles principaux.

    Description de l’œuvre

    La Cérémonie des Turcs est destinée à faire de M. Jourdain un Mamamouchi. Cette scène est le noyau du Bourgeois gentilhomme: c'est autour d'elle que la comédie-ballet est écrite.

    L'orchestre utilise presque tous les instruments existant à l'époque, exceptés les trompettes et timbales, réservées aux festivités.

    Le ton grave de sol mineur, les rythmes pointés semblables aux grandes ouvertures d'opéras de Lully, les immenses accords (pour l'époque) contribuent à rendre le décalage voulu par les auteurs. Monsieur Jourdain, par la grandeur de la musique, pense vivre l'un des plus grands moments de son existence, alors que l'on se moque de lui.

    Cette marche alterne deux parties (A et B, elles-mêmes possédant des reprises). La répétition incessante permet d'étoffer l'instrumentation au fur et à mesure et de donner aux danseurs une impression de vertige.

    Texte de Jean-Marie Lamour

    Voir la journée du Roi 

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    Oeuvres complémentaires:

    Clément Janequin: Voulez ouyr les cris de Paris


     La chanson polyphonique française à la Renaissance: 

     Elle recherche abondamment les effets descriptifs en multipliant les jeux de mots et de sons. Le choix des rythmes et des onomatopées s'inspirent des éléments de la nature ou de la vie quotidienne : chant des oiseaux, cris de Paris, bruits de batailles, etc. 

     

    • Le chant à 4 voix est syllabique et n'emploie que de courtes vocalises, ce qui permet de mieux comprendre les paroles.
    • Elle recourt volontiers au procédé d'imitation (une voix qui en suit une autre) mais sur un petit groupe de notes.
    • Très expressive, elle est en général plus rythmique que mélodique.

      La chanson française devient très populaire au XVI siècle grâce à l'imprimerie musicale qui permet une diffusion plus rapide des compositions. 

     

    Musique Profane

     


    Après 1550 cependant, la chanson polyphonique perd du terrain au profit de la nouvelle mode de la "chanson en forme d'air", ancêtre de la chanson de cour du XVIIe siècle. Cette dernière recherche l'homophonie en accordant de plus en plus la priorité à la voix supérieure, confiant les autres aux instruments, préfiguration de la monodie accompagnée du Baroque.

     

     Oeuvres complémentaires:

     STOMP

     

    Ces musiciens utilisent divers objets de la vie quotidienne ainsi qu'un environnement sonore urbain ( plaque d'égout, ballon de basket, poubelle...)pour créer des compositions aussi riches dans la diversité des timbres que les polyrythmies proposées. On pourra noter: -jeu des nuances. -tempo. -superposition de différents plans sonores. -entrées en tuilage. -questions-réponses entre le groupe et les solistes. -chorégraphie. -décors. -performances physiques.

     

     

    MUSIQUE IMPROVISEE PAR 6 PERCUSSIONISTES
    DANS UN APPARTEMENT

    Sound of noise

    FABRIQUER DE LA MUSIQUE AVEC DES OBJETS DU QUOTIDIEN

    INSOLITE / HUMOUR : cela commence à la façon d'un "polar"… Quelque part en banlieue, 6 individus attendent la sortie d'un couple pour envahir leur appartement. Se dirigeant alors vers la cuisine avec une précision diabolique, ils vont utiliser tout ce qui leur tombe entre leurs mains pour créer du rythme : mixeur, robot ménager, verres, cuillères, battants de placards, couvercles, sucrier et même la gamelle du chien !
    Puis, entendant un bruit venant de l'extérieur, les 6 personnes rangent la cuisine avant de se diriger vers la chambre à coucher où ils vont exécuter le même rituel avec des objets parfois insolites que je vous laisse découvrir.


    Variations pour une porte et un soupir; Pierre Henry.

    Cette oeuvre a été créée à Paris le 27 Juin 1963 . Il s'agit d'un des exemples les plus représentatifs de la musique concrète . Avec le développement de la technique d'enregistrement, un monde nouveau s'ouvre à la musique : celuis des bruits de notre environnement . Après avoir enregistré ces sons de la vie courante, le compositeur, par montage ou par déformations de ceux-ci, organise son oeuvre . Expériences originales, parfois surprenantes, elles sont le reflet d'un courant de notre époque qui cherche à envisager la musique et sa composition sous un angle totalement différent : absence d'instruments, écoute et recherche sur le son pour lui-même, bouleversement de la construction musicale d'où la notion de thème musical ( au sens traditionnel du terme ) est absente .

    lire : ircam

    «Il s’agit d’une succession de variations musicales dans le style des grandes Suites Françaises du XVlle ou du XVllle siècle : Variations s’inspirent presque toujours d’un mouvement chorégraphique, d’une figure corporelle... la gigue, allemande, courante, menuet.... Ici étirement, balancement, gymnastique, transe... (…) Sur un tableau noir, un schéma propose une structure établie pour des danseurs imaginaires numérotés de 1 à 7. (…) C’est un retour à des sources brutes ayant un pouvoir de communication immédiate. Cette œuvre est une analyse objective des gestes les plus simples de l’expressivité humaine. L’allure, l’agglomération, la brisure d’un grincement de porte transcendent le lieu-commun d’un objet-musique : la porte. Soupirs soufflés, soupirs chantés explorent le sensible de l’activité mentale ou corporelle d’un être humain au cours d’une journée ou d’une vie entière»

    Pierre Henry.


      Histoire des arts:

     

     

    Fontaine de Marcel Duchamp.

    http://www.telepoesis.net/alletsator/wiki/images/f/fa/Fontaine_Duchamp.jpg

     

     

    POP ART: Andy Warhol

    http://images.peaceandflood.fr/images/560474562288842_4317a25b67.jpg

     

    C'est au cours des années 1960 que Warhol a commencé à faire des peintures iconiques de produits américains tels que Campbell's Soup Cans de la Campbell Soup Company et les bouteilles Coca-Cola, ainsi que des tableaux de célébrités telles que Marilyn Monroe, Troy Donahue, et Elizabeth Taylor.

    Il s'est ensuite dirigé vers la sérigraphie, qu'il produisait en cherchant non seulement à rendre « artistiques » des produits fabriqués en masse, mais en popularisant la production massive de l'art lui-même.

    En lire un peu plus

    Pour conclure:

    "Mais il y a un contexte historique, ici. Avant l’ère moderne, l’art a toujours vécu au sein de la vie. Les activités et les produits de l’art étaient intégrés à la vie quotidienne. La musique qu’on appelle aujourd’hui « classique » était la musique que la noblesse et les riches entendaient dans leurs demeures, souvent en faisant autre chose, en mangeant, en discutant. La peinture et la sculpture faisaient partie du décor quotidien, c’était des éléments du design intérieur. Le théâtre dans les lieux publics était un divertissement comme aujourd’hui les DJ. Et ainsi de suite. C’est à partir de la Renaissance que s’est institué progressivement l’art qu’on appelle aujourd’hui « moderne » ou « contemporain ». Et c’est précisément cette séparation que les artistes ont voulu abolir, en fin de compte — un mouvement dans la logique de ce qui a précédé.

    Dans la séparation graduelle de l’art et de la vie, c’est la vie qui en a souffert le plus : la vie quotidienne désacralisée, instrumentalisée, dés-esthétisée. Duchamp, Cage, Beuys et Kaprow (et les autres) s’insurgeaient contre le fait qu’on avait trop haussé l’art, trop sacralisé. Mais on avait aussi trop rabaissé, trop désacralisé, la vie quotidienne — on l’avait vidée de l’intention esthétique et des gestes de création."

    Auteur : Danielle Boutet

     





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