• -Comment exprimer des sentiments en musique?

     "L'amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi"

    Honoré De Balzac

     Préambule:

    La représentation symbolique de l'amour que l'on retrouve dans des livres ou dans des pièces de théatre s'est retranscrite depuis de nombreuses années dans la réalité. Si en revanche, les histoires d'amour dans la mythologie grècque sont loin d'être réelles, on s'en inspire pour écrire des livres, des scenarios et également dans la peinture.

    Les artistes nous présentent alors la propre image de leur représentation de l'amour à travers leurs oeuvres.

    Production vocale:

    Traduction et paroles

    Commentaires d'oeuvres:

    Paroles de la chanson Habibi (Traduction) par Tamino

    Quelque chose se cache en chaque nuit
    Faisant monter le désir des profondeurs
    Accompagné d'une lumière purificatrice
    Nous empêchant de nous endormir

    Et, alors que l'étoile toute entière tente de faire briller la perle blanche
    Les lueurs d’un jour nouveau apparaissent  
    Et bien qu’il ne soit pas seul, il craint de ne jamais aimer
    Et il abandonne son cœur à jamais pour son sourire

    Haa-aah

    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle
    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle de désir

    Quelque chose est mort dans une âme
    Laissant rouiller ses yeux
    Et chaque fois qu’il ressurgit
     

    Il s’enveloppe de poussière

    Haa-aah

    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle
    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle de désir

    Et pendant ce temps, beaucoup de choses sombrent
    Quelque part dans les ténèbres, nous sommes réunis un instant
    Tu as aimé cela, et moi aussi
    Quelque chose en toi te pousse à l’aimer à nouveau

    Mais ne l’abandonne pas ici, donne-lui une chance
    Si seulement je pouvais t’oublier après chaque dernière danse
    Mais tu es partout, oui tu l’es
    Dans chaque mélodie, dans chaque petite cicatrice
    Oui tu l’es, tu l’es

    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle
    Habibi, la lumière me brûle
    Tout comme je brûle de désir

    Habibi, "Mon amour" en arabe, c'est le morceau de tous les superlatifs. Une composition aérienne, mélancoliquement douce et d'une beauté lunaire, sur laquelle sa voix impressionne. Jusque chez nos voisins français, où les Inrocks, totalement conquis, le comparent à Jeff Buckley. Et son EP est dans la même veine: accords profonds et généreux pour le superbe Cigar, douceur vénéneuse sur Reverse, et voyage onirique avec Indigo Night...

    Un univers teinté aussi de mélanges d'ailleurs, de sonorités orientales, venant de l'autre côté de la Méditerranée. Car Tamino a lui-même baigné dans ce monde métissé, dédié tout entier à la musique. Son père est égyptien, il a été chanteur, et sa mère anversoise est pianiste.

    C'est ce qu'il nous raconte, lorsque nous le rencontrons chez lui, dans la banlieue d'Anvers.

    Tamino-Amir Muharram Fouad, c'est son nom complet, y garde précieusement la guitare acoustique de son illustre grand-père, Muharram Fouad, une guitare retrouvée dans une cave de la maison de sa grand-mère égyptienne. Car Muharram Fouad n'était pas n'importe qui dans les années soixante en Égypte. C'était une star des plateaux de cinéma, et surtout, l'une des plus grandes voix du pays.

    Une filiation que Tamino porte fièrement. "Jouer au Caire un jour? Ce serait fantastique", nous dit-il. Aujourd'hui, après avoir étudié 3 ans au Conservatoire d'Amsterdam, il suit pour le plaisir des cours de philosophie à Anvers. "Quand j'ai le temps entre les enregistrements", sourit-il. Parce que nous pouvons nous réjouir: Tamino prépare un album pour l'année prochaine, dans les mêmes sonorités nocturnes que l'on retrouve sur son premier EP. Et le chanteur entame enfin une (petite) série de concerts en Wallonie. Et ça, c'est une seconde raison d'être content, parce que sur scène, Tamino est bluffant.

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    et/ou

    Traduction I Love You - Woodkid

    Là où la lumière frémit au large

    Au fil des marées des océans
    Nous brillons dans le soleil levant

    Alors que nous flottons dans l'azur
    Je te regarde tendrement
    Oh garçon tes yeux trahissent ce qui brûle en toi

    Quelque soit ce que je ressens pour toi
    Tu ne sembles te soucier que de toi
    Y a-t-il une chance que tu me vois aussi?
    Parce que je t'aime
    Y a-t-il quoique ce soit que je puisse faire
    Pour simplement avoir un peu d'attention de ta part?
    Dans les vagues j'ai perdu toute trace de toi
    Oh où es-tu?

    Après tout ce que j'ai dérivé jusqu'au rivage
    Au fil des courants des océans
    Les murmures gaspillés dans le sable

    Alors que nous dansions dans l'azur
    J'étais synchronisée à toi
    Mais maintenant, le son de l'amour est désaccordé

    Quelque soit ce que je ressens pour toi
    Tu ne sembles te soucier que de toi
    Y a-t-il une chance que tu me vois aussi?
    Parce que je t'aime
    Y a-t-il quoique ce soit que je puisse faire
    Pour simplement avoir un peu d'attention de ta part?
    Dans les vagues j'ai perdu toute trace de toi
    Oh où es-tu?
    (x2)

     

     

     

    Hector BERLIOZ (1803-1869)
     
     
    Les Nuits d’été  1838-1841
    Pour voix et orchestre, sur des poèmes de Théophile Gautier (1811-1872)

     

     

     

     

    GENERALITES SUR LE XIXe SIÈCLE EN MUSIQUE

      * Le XIXe est le siècle de la musique romantique. Celle-ci est caractérisée par la volonté pour chaque compositeur d’exprimer ses sentiments personnels (tristesse, amour, joie...) à travers son œuvre.

      * A partir du début du XIXe siècle, la statut social du compositeur change: il ne s’agit plus de faire de la musique de divertissement (si bonne soit-elle), mais de correspondre à l’idéal personnel que les compositeurs se donnent. Chaque artiste exprime sa propre vision du monde, par le prisme égocentrique de sa propre et unique personnalité. Il s’agit aussi de réhabiliter la sensibilité contre le formalisme de l’époque classique. 

     * La génération des premiers romantiques est composée de Beethoven (allemand 1770-1827), Schubert (autrichien 1797-1828), Schumann (allemand  1810-1856), Berlioz (français 1803-1869)Chopin (polonais 1810-1849), Franz Liszt (hongrois 1811-1886), Verdi (1813-1901)

      * La musique de la première moitié du XIXe siècle tend à développer la virtuosité et le volume sonore:

       Virtuosité:        La démonstration d’habilités techniques impressionnantes devient un critère esthétique en soi. (exemple: Etudes pour piano de Frédéric Chopin (1810-1849), ou Caprices pour violon de Nicolo Paganini 1782-1840)

     Volume sonore: Le nombre des instruments des orchestres augmente (environ 25 chez Mozart (fin XVIIIe), 40 chez Beethoven (début XIXe), environ 200 chez Berlioz (Symphonie fantastique, 1830) et jusqu’à 1000 chez Gustav Mahler (1860-1910). Par ailleurs les registres des instruments augmentent (le clavier du piano s’agrandit vers le grave et l’aigu), les trompettes ont désormais des pistons pour pouvoir faire plus de notes, par exemple. Toute l’expression musicale se dirige vers un «toujours plus» caractéristique:  plus fort, plus grand, plus puissant, plus excessif, plus nombreux. On a le goût des contrastes et oppositions violentes (Beethoven). Malgré tout l’effectif orchestral des Nuits d’été reste dans des proportions raisonnables.

     

     Sujet Un personnage pleure la disparition de sa bien aimée. Les thèmes évoqués sont la solitude, la nuit, l’amour. Le texte décrit plus un état psychologique qu’une progression dramatique.

     Structure: 3 grandes parties correspondant à 3 fois 2 strophes, ponctuées par le même motif  (1’20 mes 30) sur le refrain «Ah !  sans amour s’en aller sur la mer». Mais à part le vers du refrain rien ne justifie ces trois parties puisqu’il n’y a pas de progression dramatique.

      Particularités:

     * Sans jamais perdre de vue que dans les Nuits d’été que c’est la musique qui est au service du texte, les sentiments lourds de mort, d’amour, de solitude ou encore d’abandon sont exprimés ici par une musique lente et sombre. La résignation du personnage principal est particulièrement bien mise en valeur par ce chant au caractère de Lamento (genre de l’histoire de la musique caractérisé par la plainte d’un personnage).

     * Chaque refrain est donc marqué par la même note longue précédée d’une cadence plagale (repos sur le IVe degré, ici do mineur puisque la tonalité générale est sol mineur) sur l’accord de «Que mon sort est amer» (1’20 mes 30 / 2’54  mes 70 / 4’23 mes 102)

    * La première partie installe grâce au mode mineur (sol mineur) et au tempo très lent une atmosphère propice à la désolation du personnage principal. La lenteur du tempo se marie bien avec l’atmosphère vespérale: quel moment plus calme et éloigné des agitations diurnes que la nuit, où tout est au repos. Moment privilégié des romantiques, la nuit et la solitude permettent de se retrouver avec soi-même, de se confesser des pleurs et chagrins loin du monde.

      * Si la première partie est très lente, la partie centrale est un peu plus animée, sans doute parce qu’elle évoque directement l’être aimé: «La blanche créature est couchée...». Cette animation est marquée à l’orchestre par une pulsation plus vivante (croches régulières et rapides à partir de 1’31 mes 34. Cette animation s’accentue progressivement (motif rapide en doubles croches à 2’16 mes 54 sur «La colombe oubliée...») pour arriver à son paroxysme à 2’30 mes 61 sur «Mon âme pleure et sent qu’elle est dépareillée»; c’est sans doute l’endroit le plus déchirant de toute la pièce, en tous cas celui qui rompt le plus avec le caractère immobile et désespéré du début. C’est la passion qui s’oppose à la mort. Ce paroxysme se traduit en musique par un caractère appassionato (mes 61) et des motifs rapides aux vents  (flûtes et bassons mes 61)

    * Cette deuxième partie voit son élan passionné coupé net par le motif-rappel de chaque fin de strophe, à 2’43 mes  67 à l’unisson (tous les instruments font la même note) donnant un effet froid et glacial. Symboliquement, cela veut dire que rien n’y fait, le personnage principal a beau crier tout son désespoir, sa «belle amie» est bel et bien morte et rien ne la ressuscitera.

     * La troisième partie repart sur un ton désespéré, puis c’est à nouveau le cri déchirant mais qui a sa part d’optimisme «Je n’aimerai jamais une femme autant qu’elle», dont la résolution se fait sur un accord de sol majeur (4’02 mes 97). Mais encore une fois cet élan sera rapidement abrégé et enchaîné au thème refrain en sol mineur, (car retour rapide du si bécarre de l’orchestre (la bécarre en fait dans la transposition mes 97) au sib au chant sur «Que mon sort est amer». Le mode mineur est bien sûr utilisé

     * La coda (fin du morceau) prolonge le motif refrain de chaque partie à partir de 4’35 mes 106. Berlioz (et Gautier) savent mettre en valeur le dernier instant car c’est souvent sur celui-ci que reste l’impression de l’auditeur. Ce dernier moment nous concède que les mots ne sont pas suffisants pour exprimer la douleur, car c’est un cri: «Ah !», sur un accompagnement orchestral des plus dénudés: quelques murmures des cordes. L’accord final est celui de la dominante (donc majeur): faut-il y voir un événement attendu après ou est-ce vraiment la fin ?

     

                   CREATION de groupe            

    A partir de poèmes crééés en cours de Français, mettre en oeuvre au moins 3 procédés de figuralisme étudiés en classe.

    Lamento, Mélodie ascendante, note tenue, crescendo, decrescendo, tempo lent, changement de pulsation,  climax, techniques vocales diverses: chant lyrique, chant, parlé-chanté, chuchoté...

     Le Récit Artistique

    Les symboles

    Dans la litterature et la mythologie comme dans la realité, la rose est le symbole propre à l'amour.

    En effet la rose était la fleur préférée de Vénus, déesse romaine de l'amour.

    La rose rouge pour amour, force des sentiments,
    La roses sans épines symbolise le début d'attachement,
    La rose rose pour l'amour secret, le charme et la douceur,
    La rose blanche symbole de pureté, unité et humilité.

     

    L'amour à toujours été un thème de prédilection dans l'histoire de la peinture et de la sculpture, par la représentation de situations amoureuses ou par la symbolique ou l'allégorie, faisant intervenir des personnages mythologiques. Certains thèmes ou personnages mythologiques ou historiques reviennent :

     

    Éros (ou Cupidon), dieu des amours profanes, est souvent représenté dans des scènes comme sujet principal, ou comme personnage secondaire pour évoquer la présence symbolique de l'amour. Enfant ou adolescent espiègle et capricieux, ailé et portant un arc avec lequel il tire des flèches d'or dans les cœurs humains, ce qui leur apportent amour et désir d'amour. Les scènes les plus représentées sont : l'amour d'Éros pour Psyché, Éros l'enfant turbulent désarmé par sa mère Aphrodite, la victoire de l'amour sur les œuvres humaines (voir la célèbre version du Caravage) ou la lutte entre l'amour profane et l'amour sacré.

     

     Aphrodite (ou Vénus), déesse de l'amour, mère de Éros/Cupidon, inspire souvent les peintres, notamment pour l'épisode de sa naissance. Elle apparaît au monde déjà adulte, nue et sortant de la mer : les versions de Botticelli Cabanel, Fantin-Latour ou Bouguereau comptent parmi les plus célèbres.

     

    Représentation de l'amour dans les arts plastiques.

     

    La naissance de Venus de Botticelli

     

     

     

     

     

    Magritte, les amants

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     Street Art

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